Aujourd’hui Tata Alberte te revient (comme promis !) avec un gros coup de cœur publié ce 6 juin par les éditions PKJ. On t’explique pourquoi ce livre nous a autant charmé de suite !

Nous n’avions jamais lu de Frédéric Couderc et pour être très sincères, en lisant la quatrième de couverture, on doutait vraiment d’apprécier notre lecture. Pas que les récits de la Seconde Guerre mondiale ne nous plaisent pas mais c’est un peu le genre de lectures qui nous plombent le moral et que, par conséquent, nous fuyons comme la peste. (Si toi aussi tu as lu un paquet de romans totalement bouleversants portant sur cette période de l’histoire, tu nous comprendras peut-être).


Bref, on se sentait pas prêt à déprimer et à pleurer tout de suite mais sous les conseils d’une personne avisée, on s’est dit malgré tout qu’on allait se lancer et qu’est-ce-qu’on a bien fait puisque contre toute attente ce livre s’est avéré être d’une richesse folle ! Et pendant toute notre lecture on s’est un peu retrouvé comme ça :

Et on va arrêter de faire durer le suspens et on va te dire POURQUOI ! Mais avant, c’est l’heure du synopsis un peu pété de Tata Alberte qui te ménage du suspense, jingle *tatatintatapouet* :

Mattéo et Luna sont deux lycéens corses préparant le Concours National pour la résistance. Au fil des recherches et des jours, de nouveaux éléments viennent changer la vision qu’ils ont de la Seconde Guerre mondiale et de leur entourage. Ils découvrent alors l’histoire de Salomon, jeune Juif corse pendant la guerre. Un homme auquel leurs destins semblent intimement liés.

Alors ? Ça donne envie non ? Y a du mystère qui plane ! Qu’est-ce qui relie ces personnages devez-vous vous demander ?

Un bien mystérieux mystère

Bon allé, on arrête de jouer aux cons et on se lance !

Un récit poignant et inattendu

Alternant deux récits, un au passé (Salomon) et un au présent (Luna et Mattéo), Frédéric Couderc nous raconte la Seconde Guerre mondiale mais pas que. Avec Je n’ai pas trahi, il nous décrit aussi les conséquences qu’ont de tels événements sur les générations suivantes. Frédéric Couderc signe un roman choral poignant dans lequel il use d’une prose à la fois fluide et très belle. Les générations se mélangent et au récit de vie de nos deux lycéens se mélangent des références à De Funès, à Arletty (nous faisant prendre un petit coup de vieux par la même occasion, alors qu’on a seulement la vingtaine. Merci monsieur Couderc ! :)). Ce mélange des générations mène l’auteur à nous décrire la Corse de nos jours de manière assez convaincante. Petite piqûre de rappel, il souligne le racisme dont sont victimes « les bougnoules », ces « youpins » (Nous employons ces termes pour les dénoncer, évidemment nous ne soutenons en rien les gens qui tiennent de tels propos !) du XIXe siècle, mine de rien. Et au-delà de ce message fort porté par l’auteur, nous appelant à apprendre de notre histoire, c’est un récit de la Seconde Guerre mondiale très original qu’il nous livre là. Là où l’auteur parvient à créer notre surprise c’est en nous narrant un épisode de l’histoire qui nous était encore jusque-là inconnu. Ce n’est pas de la Seconde Guerre mondiale dont il est question mais bien de la Seconde Guerre mondiale EN CORSE, et croyez-nous, ça change tout.

Un mélange des genres efficaces

C’est les deux pieds dans un roman historique que débute notre lecture, mais très vite intervient un événement qui permet à l’auteur de jongler entre les genres. Tantôt récit historique, tantôt récit policier, le tout en passant par du drame familial, l’auteur mélange les genres avec succès et très sincèrement, une fois le roman entre les mains on ne le voit pas passer. En trois jours maximum, c’est plié ! Mélanger les genres ce n’est pas la seule chose que Frédéric Couderc sait bien faire puisqu’il mélange aussi les niveaux de langues en fonction de ses personnages sans tomber dans les éternels clichés. On a personnellement beaucoup apprécié le personnage de Salomon à la fois si dur et si touchant. Un personnage auquel on s’est beaucoup attaché et qu’on a quitté à regret. Un personnage qui nous rappelle aussi que l’on n’est jamais vraiment bon et jamais vraiment mauvais.

Grillons et coup de soleil

Troisième chose qui a fait chavirer notre petit cœur, l’ambiance inimitable de ce roman à destination des adolescents. On a cru sentir l’odeur salée de nos peaux au soleil, la mer qui lèche les bordures de la plage, les grillons et la chaleur étouffante de l’été. Le parfum de la Corse, ses valeurs, et même le vocabulaire (« Cirstacciu », « vechju » , toussa toussa), tout y est pour te retranscrire une ambiance aux petits oignons. On s’y croirait ! En bref, malgré le sérieux des thématiques abordées, Je n’ai pas trahi est un parfait roman à lire sous le soleil de juin… Et ça tombe bien me direz-vous, puisqu’on est en juin !

Nous conseillons ce roman à partir de la troisième ou de la seconde (14/15 ans quoi !), avant ça, ça nous paraît un peu moins accessible sur le plan historique. Après peut-être qu’on se trompe ! En tout cas, même si vous avez bien plus de 14 ans, ce roman ne prend pas les jeunes pour des couillons et par conséquent, vous devriez vous y plaire autant qu’entre les pages d’un roman adulte !

Mais voyons Alberte, il va bien y avoir un mais !

– Un dialogue en particulier nous a chafouinées au chapitre 17 pour être très très précises : un ado qui dit « C’est mon amoureuse » ça nous parait un chouïa irréaliste. On parle pas comme ça quand on a 16 ans, si ? Bon après la c’est de la chipotaille puissance mille, on l’admet !

Mais ce n’est pas un dialogue évidemment qui va nous avoir gâché l’ensemble de notre lecture, tu t’en doutes !

Pour conclure cette chronique en beauté, on voudrait adresser un message personnel à Frédéric Couderc au cas où on se soit mail fait comprendre. Monsieur Couderc :

Amicalement vôtre,

Tata Alberte.


Si tu as lu Je n’ai pas trahi ou qu’on t’as donné chaudement envie de le lire, ou qu’au contraire on t’en as bien dégoûté, hésite pas à nous en parler dans les commentaires, ça nous fait toujours très plaisir d’échanger avec toi !! 🙂

 

 

13 commentaires sur « Je n’ai pas trahi de Frédéric Couderc : plongée en Corse en deux temps »

  1. Le titre m’avait interpellé quand je l’ai vu sur les reseaux la première fois et le résumé encore plus ! Très contente d’avoir pu lire votre chronique qui me conforte dans mon choix de lire ce roman ! Dois-je préparer des mouchoirs ? 😭😂

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  2. Haha moi aussi je ne suis pas une grande fan des romans de la seconde Guerre Mondial, car généralement je finis en boule après. J’aime beaucoup cette chronique très amusante et bien écrite, elle me donne vraiment envie de donner une chance à ce roman et je vais la partager avec une amie prof !

    Aimé par 1 personne

  3. Merci beaucoup pour ce très gentil commentaire Babitty 🙂
    J’espère pouvoir en reparler avec toi si tu le lis, c’est toujours bizarre de voir un livre qui te fais changer d’avis sur un type de livres en particulier! 😉
    Génial!!! Je pense que j’aurais adoré étudier ce livre au collège ou au lycée, une sorte d’introduction à la seconde guerre mondiale vue sous le prisme de la Corse, franchement ça peut être top!

    Merci encore d’être passée par ici et à très très bientôt 😀

    Aimé par 1 personne

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