Aujourd’hui, on se retrouve avec un article manga parce que, vraiment, il fallait qu’on vous parle de cette nouvelle saga qui s’annonce déjà comme culte dans nos petits cœurs. Accrochez vos ceintures, décollage immédiat pour la planète Jasperia.

Histoire de poser des bases bien solides à cet article (qui devrait malgré tout être court, on compte pas vous spoiler non plus et ce n’est qu’un tome 1 alors les risques sont grands !) le résumé d’Akata :

Quelque part, dans l’univers… Les Firsts se sont installés sur la planète Jasperia et l’ont terraformée. Ils ont cru pouvoir y vivre en paix. Mais à l’arrivée des Seconds, une terrible guerre est enclenchée.
Vingt ans plus tard, et tandis que le conflit n’a pas faibli, Mana Oga est choisie pour intégrer une section spéciale de l’armée : « les forces spéciales de transfert ». Cette unité d’élite est composée exclusivement de femmes, dont l’utérus a été implanté avec des fœtus parasites. Ces dernières développent alors une capacité unique, la téléportation, conférant à leur armée un avantage stratégique notable.
Arrachée de son quotidien, Oga va devoir s’entraîner, se former puis prendre part à une guerre dont elle ignore tous les enjeux et implications…

Et déjà là, sans même qu’on vous ait dit quoi que ce soit, cette saga devrait vous intriguer !

Et oui, nous aussi on a directement pensé à ça en lisant ce résumé. Mais non, rassurez-vous… Enfin, pour le moment.

Fort d’une histoire franchement originale (narrativement ce T.1 reste, somme toute, classique mais fichtrement efficace), ce premier tome est une introduction très prenante et intrigante à une saga qui s’annonce déjà comme épique. Ce premier tome pose les bases d’un univers riche de SF militaire féminine qui questionnera le lecteur sur des problématiques également présentent dans nos sociétés. L’univers que crée la mangaka n’est pas pour autant un simple prétexte à nos réflexions sociétales cela dit et l’histoire qui nous est racontée est véritablement prenante.

Nous connaissions l’engagement des éditions Akata pour traiter de sujets de société sous-représentés dans le manga et dans la littérature de manière générale (Pour ne citer que quelques sagas que nous avons appréciées chez eux, pour celles et ceux qui aimeraient en découvrir plus : En proie au silence, Our colorful days, Le mari de mon frère, Don’t fake your smile, Rendez-vous au crépuscule, etc.) et ici nous n’avons une fois de plus pas été déçues. Si les publications que nous avons lues dans ce catalogue sont plus tournées vers des univers réalistes, on a vraiment adoré se plonger ici dans un univers futuriste qui n’en soulève pas moins de véritables questions de société sur la maternité, le sexisme dans le milieu militaire, etc.

En parallèle à cela, on retrouve dès ce premier tome tous les topoï de la littérature de SF avec des affrontements militaires sur une planète terraformée, des ressources naturelles réduites, des technologies ultra-développées, une population instrumentalisée jusque dans son corps, une guerre qui n’est pas exempte de l’usage de la propagande, etc. Dans ce combat pour un sol cultivable donc dans lequel vont s’affronter les First et les Second. D’eux on ne sait que très peu de choses à l’issue de ce premier tome et évidemment, nous ne vous diront rien des conclusions que nous avons pu tirer au fil de notre lecture. Cela gâcherait à l’évidence votre expérience de lecture mais laissez-nous vous dire que c’est très prometteur pour la suite !

Dans cette saga en 5 tomes nous suivrons plus particulièrement le destin de Mana Oga, jeune vigneronne appelée contre son gré à devenir soldate pour la nation de Hast. Comme toutes les femmes de sa section, elle se verra implanter un parasite dans l’utérus. Parasite qui a pour propriété de donner à ces femmes la capacité de se téléporter. Un avantage indiscutable en temps de guerre, vous en conviendrez ! Durant ce tome 1, nous suivons donc l’entraînement des jeunes recrues, des exercices consistant à s’entraîner avec des poids simulant le parasite qui habiteront bientôt leurs utérus, à l’insémination.

Visuellement, le trait de Yumiko Shirai est parfaitement adapté à l’histoire qui nous est contée. Le trait de la mangaka lui permet à la fois de créer un univers clinique, des paysages exotiques, des créatures inquiétantes et des personnages humains terriblement humains. C’est à l’aide d’une large palette de gris que l’autrice parvient à faire varier les ambiances, tantôt froides et inquiétantes, tantôt pleine de suggestion et d’une altérité qui suscite l’effroi.

Le lecteur est plongé in medias res dans cet univers qui s’annonce bien plus complexe qu’il n’y parait au départ. Après la lecture de ce T.1, beaucoup de questions restent en suspend pour le lecteur qui, à l’instar des jeunes femmes « des forces spéciales de transfert », reste assez peu informé sur la suite des évènements et de tous les enjeux de cette saga qui se profile déjà comme excellente.

Pour notre part, nous n’avons qu’une hâte : lire le tome 2 qui devrait sortir le 3 juin 2021 (et découvrir le reste des publications SF d’Akata d’autre part.) En espérant qu’il réponde à certaines de nos questions et confirme nos prédictions enthousiastes pour cette saga !

[Si vous souhaitez feuilleter le T.1 c’est possible ici. Ça vous donnera une meilleure idée de l’ambiance et du style graphique de la mangaka si vous doutiez à la suite de cet article !]


Sur ceux, on vous fait la bonne bise et on espère revenir par ici très vite avec des nouvelles découvertes culturelles à vous partager ♥

Votre bonne vieille Alberte.

Un commentaire sur « Wombs T. 1 – Yumiko Shirai »

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